Hôpital : « Entre le marteau et l’enclume »

Cadre et interne à l’hôpital, Céline et Sabrina témoignent de la dégradation des conditions d’exercice de leur métier.

Ingrid Merckx  • 31 janvier 2018 abonné·es
Hôpital : « Entre le marteau et l’enclume »
© photo : AMELIE-BENOIST/AFP

Elles sont tous les jours auprès des personnels, des patients et de leurs familles. Elles ne veulent plus être traitées ni traiter les autres comme des machines. Elles veulent que les effectifs collent à la charge de travail et que le temps passé auprès des malades ne rétrécisse pas comme peau de chagrin. Elles veulent retrouver le sens du métier qu’elles ont choisi pour sa dimension humaine.

Céline

Cadre de santé

« Anciennement appelées surveillants, les cadres de santé sont des managers de proximité. On encadre l’équipe para­médicale. On s’occupe de la gestion des plannings, de l’organisation du service, du développement des compétences et des recrutements. Nous sommes responsables de la qualité et de la sécurité des soins. On accompagne les projets médicaux et institutionnels. On prend en charge l’approvisionnement en matériel et on s’assure du travail des services techniques. Diplômés après un an d’école, nous sommes issus du terrain : filières infirmières, techniciens de laboratoires, kinés, préparateurs en pharmacie.

Aujourd’hui, nous sommes pris entre le marteau et l’enclume. Les

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

Akim Omiri : « Nos vies valent plus que quelques vitrines cassées »
Démocratie • 5 novembre 2026

Akim Omiri : « Nos vies valent plus que quelques vitrines cassées »

Intellectuel·les, artistes, membres de la société civile… Ils et elles analysent la crise autoritaire que nous vivons aujourd’hui. Et remontent le fil de ses origines, décodent ses manifestations, expriment leurs inquiétudes profondes mais aussi leurs espoirs, et proposent des voies de résistance. (2/15)
« Les manifestants ne sont pas des ennemis » : des membres des forces de l’ordre contestent la stratégie répressive
Maintien de l'ordre • 5 novembre 2026

« Les manifestants ne sont pas des ennemis » : des membres des forces de l’ordre contestent la stratégie répressive

Après les manifestations des 17 et 24 octobre, quatre policiers et gendarmes interrogent l’évolution d’un maintien de l’ordre devenu toujours plus offensif. Manque d’effectifs, formation, usage des grenades et décisions politiques : leurs critiques visent aussi bien les pratiques de terrain que les choix de leur hiérarchie.
Par Maxime Sirvins
Un 5 novembre de grève et de manifestations
Mobilisation • 5 novembre 2026

Un 5 novembre de grève et de manifestations

Politis a couvert cette nouvelle journée de manifestations dans tout le pays, avec un appel à la grève générale de l’intersyndicale. Nos journalistes ont suivi les événements notamment dans la région de Grenoble (Voiron), au Mans dans la Sarthe, et à Paris pour faire remonter les images et revendications des cortèges et des grèves.
Par Politis
« Le gouvernement s’autorise de plus en plus à freiner toutes possibilités d’expression démocratique »
Entretien • 5 novembre 2026 abonné·es

« Le gouvernement s’autorise de plus en plus à freiner toutes possibilités d’expression démocratique »

Ce 5 novembre, une journée de grève et de manifestations suivie par les salarié·es du public comme du privé, la coordination des gilets jaunes, les mouvements lycéens et étudiants, est attendue partout en France. Une convergence des colères que Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU, appelle à exprimer durablement dans la rue.
Par Céline Martelet