Retraites : Un vice de réforme

Le système à points n’est pas un progrès, son objectif est même tout le contraire, quoi que puisse ânonner la novlangue macroniste.

L’épitaphe aurait de la gueule si elle n’était pas fausse. En réaction à la démission du haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, le président du groupe La République en marche, Gilles Le Gendre, a tweeté que « rien ni personne ne lui enlèvera d’avoir imaginé et conçu la réforme la plus juste et la plus protectrice en France depuis 1945 ». Dans cette affirmation, trois mots posent problème.

« Juste », c’est l’image qu’Emmanuel Macron veut donner du système de retraites qu’il projette et qui supprimera les régimes spéciaux. C’est ainsi encore qu’Édouard Philippe a présenté, devant le Conseil économique, social et environnemental, ce projet avant son adoption en Conseil des ministres, prévue le 22 janvier. « L’ambition d’universalité portée par le gouvernement est une ambition de justice sociale », y prétendait-il. Las, deux jours plus tard, les syndicats de police obtenaient le maintien de leur régime (ouverture des droits à 52 ans, départ à la retraite à 57 ans et bonification d’une année tous les cinq ans). La fin des régimes spéciaux n’est pas la fin des régimes spécifiques.

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