Le confinement sous l’œil de Gil : #2 la courante

Coincé en appartement à Paris, pour des semaines… la double peine pour un photographe pro ! Mais après quelques jours à ruminer, Gil Lefauconnier a trouvé l’échappatoire : il s’est lancé dans un journal visuel de ses états d’âme. Et il nous inspire à notre tour. Aujourd’hui, l’angoisse du manque (la ruée sur les pâtes et d’autres curieuses denrées non alimentaires…).

Patrick Piro  • 2 avril 2020
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Le confinement sous l’œil de Gil : #2 la courante
© photo : Gil Lefauconnier

Stocker de l’huile, du sucre, du riz (de l’alimentaire quoi ), on pigerait mieux, ça s’est vu par le passé, mais pourquoi se jeter sur le papier-toilette ? Pourquoi [se battre](bagarres ont éclaté dans des magasins) pour arracher les derniers rouleaux encore disponibles ?

Les sciences sociales nous apportent quelques réponses plus ou moins satisfaisantes : le papier-toilette est devenu un symbole de sécurité dans la tête des gens, avance Steven Taylor, professeur de psychologie à l’Université de Colombie britannique.

© Politis

Gil Lefauconnier est photographe professionnel depuis 25 ans. Aussi à l'aise dans la photo d'entreprise que dans le reportage de presse, il concentre son travail sur l'être humain et sa diversité. Retrouvez-le aussi sur Instagram.

Pour le chroniqueur Laurent Sagalovitsch, cette ruée est aussi « la preuve que le coronavirus s’attaque aussi à nos cerveaux

Proposons une hypothèse moins désobligeante : la grande peur devant l’inconnu… Devant le virus, on pisse dans son froc, on fait sous soi, on pète de trouille. Ce n’est pas déshonorant. Ça pourrait l’être en revanche, question de dignité, si l’on n’avait pas pris ses précautions pour affronter la courante (qui ne respecte par le confinement, pour l’occasion)

Et vous, la peur du manque, vous l’avez réglée comment ? Quelle serait votre 4e photo ?

Pour lire tous les épisodes de la série photo : L’œil de Gil, cliquez ici.

Société
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