Dossier : Le moment de la gauche

1er Mai : vers le 3e tour social

Au lendemain du second tour de la présidentielle, les syndicats espèrent assister à la naissance d’une forte mobilisation contre le vainqueur à l’occasion de la fête des Travailleurs. Un mouvement pourtant difficile à construire.

N ous n’attendrons pas les législatives », assure Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Pour les syndicats, la journée du 1er Mai devrait constituer le point de départ d’une forte mobilisation contre le candidat élu au second tour de la présidentielle. La réforme des retraites proposée par Emmanuel Macron cristallise particulièrement leurs craintes et leur colère. Romain Altmann, secrétaire général de la fédération CGT Info’com, promet de «ne pas attendre les 100 premiers jours de clémence » après l’élection pour fédérer les salariés et lutter contre ce projet de loi. « Mélenchon parle d’un troisième tour institutionnel, nous voulons un troisième tour social, dès le 1er mai », assène-t-il.

Le syndicaliste ne cache pas pour autant son pessimisme et peine à imaginer un rassemblement massif. Pour lui, « les mobilisations ont simplement le mérite d’exister ». Et celles-ci sont de nature multiple. Difficile pour les syndicats de trouver une place face à l’essor des mouvements spontanés, apartisans, à l’image des gilets jaunes ou des récents blocages d’universités et de lycées. Pour ce syndiqué, « nous sommes dans un entre-deux et il est très compliqué de savoir qui prendra la tête de la contestation à venir ». Il espère simplement que les syndicats en seront, pour répondre à leur mission et « canaliser la colère sociale pour mieux la concrétiser ».

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