Mort d’un salaud

Bernard Langlois  • 22 février 2007 abonné·es

Maurice Papon n'était pas Jack l'éventreur. Ses blanches mains de haut fonctionnaire n'étaient pas tachées du sang de ses victimes. D'ailleurs celles-ci étaient, pour la plupart, mortes sans saigner (sinon peut-être une mousse rosâtre à la commissure des lèvres, au moment où le Zyklon B faisait son effet ; enfin, je ne sais pas, j'imagine qu'on devait baver un peu de sang dans l'agonie des chambres à gaz ?). Donc, il avait gardé les mains propres, le Papon, et la tête haute (un slogan qui me dit quelque chose...). De la prestance, du répondant et le sentiment du devoir accompli. À 80 piges encore, lors de son (tardif) procès, sa morgue, son absence de regret ­ à défaut de repentir, faut tout de même pas trop

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Edito Bernard Langlois
Temps de lecture : 7 minutes