Le président des paysans
dans l’hebdo N° 942 Acheter ce numéro
Le Salon de l'agriculture, point de passage obligé pour nos politiques, plus encore cette année. Les Français des villes gardent un brin de nostalgie pour la vie saine (ou supposée telle) des champs et des bois... Et la clientèle paysanne est toujours un enjeu à ne pas négliger. On sait qu'à ce rite, qui consiste pour quelques grands bourgeois généralement énarques à venir flatter le cul des vaches en engouffrant de stand en stand maintes cochonnailles et autres produits du terroir, l'homme qui réside (encore) à l'Élysée est imbattable ; et jouit dans cette catégorie socioprofessionnelle des travailleurs de la terre d'une réputation inégalée. Normal : il a toujours su, à Paris comme à Bruxelles, défendre bec et ongles ses intérêts.
Le paysan vénère Chirac. Mais quel paysan a vraiment bénéficié de sa paternelle sollicitude ? Et quelle agriculture a-t-il défendue ?
On touche là à une des plus belles escroqueries politiques du Président sortant et de ses affidés : avec la complicité pérenne des dirigeants d'un syndicalisme inféodé, avoir réussi à faire croire depuis quarante ans au monde rural qu'il est son meilleur défenseur ; alors que la politique constamment appliquée a consisté, sous couvert de « modernisation » , de « performance » , d' « excellence » , à favoriser les gros producteurs, les industriels de l'agroalimentaire, au
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