Précarité à la une

Le métier de journaliste se dégrade chaque jour davantage. Une action syndicale tente d’alerter sur ce phénomène qui menace le pluralisme et la qualité de l’information.

Xavier Frison  • 15 mars 2007 abonné·es
Précarité à la une

Chauffeur routier, éducateur, infirmière, RMIste, institutrice. Si tous les chemins mènent à Rome, les études de journalisme mènent à tout, même aux destinées les plus éloignées de la presse. Fatigués par des années de précarité, épuisés par des fiches de paye faméliques et des conditions de travail inacceptables, ils sont de plus en plus nombreux à troquer la plume pour un outil de travail radicalement différent. Pour ceux qui veulent - ou peuvent - persévérer, le journalisme est devenu synonyme de précarité. Couvert par les médias eux-mêmes, qui, par corporatisme, sont bien frileux à l'idée d'évoquer les dérives de leur fonctionnement, le phénomène est devenu la norme. « J'ai envoyé la pétition à toutes les rédactions parisiennes, et vous êtes quasiment les seuls à m'avoir contacté » , soupire Gérard

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Temps de lecture : 4 minutes