Le rêve américain à la sauce toulousaine
Le projet d’implantation d’un centre commercial gigantesque dans le Sud-Ouest, « Les portes de Gascogne », mené par un promoteur immobilier américain, suscite la colère d’un collectif citoyen.
dans l’hebdo N° 947 Acheter ce numéro
Comment échappe-t-on à un destin de banlieue dortoir ? Avec ce qu'on trouve, fût-ce un centre commercial. » Telle est la conclusion cynique d'un article paru dans Libération le 8 décembre 2006 [^2]. Le projet d'implantation d'un grand centre commercial, baptisé Portes de Gascogne, sur la commune de Plaisance-du-Touch, dans la banlieue ouest de Toulouse, y est décrit comme une fatalité. Depuis, le dossier n'a cessé d'enfler sur le plateau de la Ménude, un des derniers espaces naturels à échapper à un essor démographique exceptionnel. Les habitants, réunis dans un collectif citoyen « Non aux Portes de Gascogne », ne se résignent pas à sa disparition, et l'article de Libé leur est « resté en travers de la gorge », confie Progresso Marin, président du collectif. « Nous luttons contre un projet pharaonique à la fois inutile et dépassé, et de puissants intérêts économiques. C'est un peu fort de café ! »
Le promoteur des Portes de Gascogne est Simon Ivanhoe, une holding réunissant Simon Property Group, leader de l'immobilier commercial aux États-Unis, et Ivanhoe Cambridge, filiale immobilière du plus important gestionnaire de fonds institutionnels au Canada.
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