Pascal Boniface : « La France ne doit pas rentrer dans le rang »

Auteur d’une lettre aux présidentiables, le directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques se dit très déçu du traitement de la politique étrangère dans la campagne.

Denis Sieffert  • 5 avril 2007 abonné·es

Comment expliquez-vous l'absence des sujets de politique étrangère dans cette campagne, sauf lorsqu'ils prennent l'apparence de causes humanitaires, comme à propos du Darfour ?

Pascal Boniface : C'est une erreur difficilement compréhensible de la part des candidats, car on ne va pas élire le Premier ministre mais celui ou celle qui incarnera la France à l'étranger. J'avais fait le pari d'un certain nombre de clivages sur la politique étrangère, et j'avoue ma déception. Ce n'est pas faute que les Français s'y intéressent. Que ce soit sur les problèmes du Proche-Orient ou sur les problèmes Nord-Sud, on observe une mobilisation à l'occasion de débats publics auxquels il m'arrive de participer.

Sur le Proche-Orient, on a l'impression que c'est « y penser toujours mais n'en parler jamais ». Du côté de Nicolas Sarkozy, on tient pour acquis le vote de ceux pour qui Israël est une cause sacrée. Du côté de

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Politique
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