L’escroquerie colonialiste des agrocarburants

Le développement rapide des carburants issus de végétaux bouleverse l’agriculture mondiale et menace la sécurité alimentaire ainsi que les droits sociaux des pays du Sud. Cas emblématique : le palmier à huile.

Patrick Piro  • 31 mai 2007 abonné·es

Voici un an à peine, qui s'intéressait sérieusement aux carburants issus de végétaux ? Depuis, la prise de conscience de la crise s'est brutalement accélérée : le dérèglement climatique, auquel le secteur du transport contribue à près de 30 %, ne fait plus de doute ; et l'approvisionnement des pays industrialisés en hydrocarbures, dont dépendent plus de 95 % du milliard d'automobiles dans le monde, fait l'objet d'inquiétudes redoublées : les ressources se raréfient et leurs propriétaires commencent à en user comme d'une arme stratégique.

Ainsi, l'éthanol et le diester deviennent opportunément la coqueluche des politiques énergétiques et agricoles ! En septembre dernier, la France annonce son ambition de porter à 7 % leur part de marché d'ici à 2010, au-delà des 5,75 % fixés par

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Temps de lecture : 3 minutes

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