Sentiments mêlés
dans l’hebdo N° 958 Acheter ce numéro
Le président Sarkozy est d'un caractère optimiste. Il s'efforce toujours de « positiver » .
Nous l'avions laissé, au soir du second tour, en proie à des sentiments mêlés : d'un côté, un peu surpris d'un retournement de situation si rapide, qui avait valu à l'adversaire un gain inespéré d'une quarantaine de sièges sur sa représentation antérieure ; de l'autre, pas fâché au fond d'un résultat dont la médiocrité d'ensemble masquait quelques bonnes surprises : et d'abord le fait qu'on puisse dire (et il ne manquait pas de courtisans pour) que la déconvenue était en partie due à sa non-implication dans la campagne contrairement à un premier tour où son charisme avait fait merveille.
La conclusion coulait de source : il lui fallait, décidément, s'occuper de tout lui-même.
Parmi les défaites inattendues, la plus spectaculaire, celle du maire de Bordeaux, posait certes un problème technique immédiat, mais grandement compensé par l'élimination, cette fois sans doute définitive, d'un rival qui lui avait trop longtemps fait sentir, avec sa morgue, le poids de sa supériorité intellectuelle ; et ne pouvait-on compter aussi au rayon des bonnes nouvelles cette appréciation assez générale à la cour comme à la ville et reprise en choeur par les gazettes du fait que la majorité devait principalement sa
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