Avant que j’oublie ou la solitude en héritage
L’acteur et réalisateur Jacques Nolot signe avec « Avant que j’oublie »
un beau film d’une lucidité douloureuse et ironique sur un homosexuel vieillissant. Une mise à nu émotionnelle.
dans l’hebdo N° 972 Acheter ce numéro
On peut voir et revoir un film pour un plan, un seul. Parce qu'on n'en épuisera jamais son mystère. L'absolu miracle qu'il constitue réactive la foi dans le cinéma, dans sa puissance d'incarnation, dans son irréductible singularité. Avant que j'oublie offre ce plan-là. Il se trouve à la fin du film. Comme une apparition ultime. Un accomplissement.
Pierre, le personnage principal et alter ego du réalisateur, Jacques Nolot, qui interprète lui-même le rôle, y est habillé en femme. Moustache rasée, perruque noire façon Juliette Gréco, il se tient dans le couloir d'un cinéma porno de Montmartre, éclairé par une mauvaise lumière jaune, en toute majesté. Dans ce décor cheap , le lyrisme d'une symphonie de Mahler – alors que la bande-son était jusqu'ici vierge
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