Krajcberg, le feu intérieur

L’artiste brésilien récupère des bois brûlés pour en faire des sculptures. Une œuvre qu’il définit comme un manifeste pour sauver la nature.

Patrick Piro  • 18 octobre 2007 abonné·es

De dos, c'est une silhouette frêle et légère, un peu tassée, grisonnante, coiffée d'une éternelle casquette. De face, une paire d'yeux incandescents. « Après un XX e siècle barbare où l'homme a massacré l'homme, il a retourné sa violence contre la nature et la vie. Si l'artiste et l'esthétique ne témoignent pas des réalités de notre époque, à quoi servent-ils ? »

À 86 ans, Frans Krajcberg fulmine plus que jamais. Sculpteur, plasticien, photographe, l'artiste brésilien exposait fin septembre à l'ambassade du Brésil (Paris), inaugurait une sculpture de bronze sur une place d'Arcueil (94) en ouverture d'une autre exposition [^2], alors que démarrait, à l'Espace Krajcberg, au Musée du Montparnasse, un cycle de conférences sur la crise de

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Culture
Temps de lecture : 4 minutes