Diminuer le danger de mort

« L’Europe-puissance » est cette semaine notre « question qui fâche ». Selon Monique Chemillier-Gendreau, la réponse militaire ne protège pas du danger du terrorisme, elle l’accroît. C’est politiquement que l’Europe doit être plus puissante.
Retrouvez les autres contributions sur « ces questions qui fâchent à gauche » dans notre rubrique Idées et sur le site de la revue Mouvements.

Monique Chemillier-Gendreau  • 1 novembre 2007 abonné·es

Les relations internationales sont marquées depuis l'origine par la dialectique ami/ennemi et par les déferlements de violence qui en résultent. En effet, le découpage du monde en États souverains, inauguré à partir de la Renaissance, et leur droit régalien de faire la guerre ont conduit à des rivalités parfois meurtrières et à la possibilité de guerres d'anéantissement. Parallèlement, les dérives religieuses fanatiques l'ont emporté souvent, et l'emportent encore dans bien des sociétés, sur la raison. Cette situation a pris de nos jours des formes variées, dont la dernière en date est le phénomène aveugle du terrorisme. Les États y répondent en se clivant peu à peu en groupes opposés.

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Idées
Temps de lecture : 7 minutes