Les enjeux d’une crise

Derrière les difficultés du Liban à se donner un nouveau président de la République, il y a la guerre d’influence entre la Syrie et l’Iran d’une part, et les États-Unis de l’autre.

Denis Sieffert  • 22 novembre 2007 abonné·es

L'heure de vérité est toute proche au Liban. Après plusieurs reports, le Parlement doit absolument élire avant samedi un nouveau président de la République. En cas d'échec, le risque est grand d'un retour à la violence. La majorité des deux tiers étant requise, aucun des deux camps qui structurent le paysage politique n'est en mesure d'imposer son candidat. D'où la recherche très difficile d'un candidat de consensus. Et le risque que fait poindre l'actuelle majorité parlementaire (dite « pro-occidentale ») d'imposer un candidat à la majorité simple si le consensus n'est pas obtenu. Un passage en force et une situation de crise qui ne déplairaient pas aux États-Unis.

Un militant du Courant patriotique libre, mouvement chrétien maronite, brandit un portrait du général Aoun. NAAMANI/AFP

Apparemment, tout est « libanais » dans cette affaire. Mais rien n'est plus trompeur. Le Liban est le théâtre d'une lutte d'influence entre la Syrie et l'Iran d'un côté, et les États-Unis et Israël de l'autre. Derrière la présidentielle libanaise, se

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