« Les femmes sont une chance pour les territoires »

Les politiques de la ville persistent à ignorer le rôle des migrantes dans l’économie solidaire. Selon Madeleine Hersent*, ces démarches collectives dérangent dans une société qui encense la réussite individuelle.

Madeleine Hersent  • 8 novembre 2007 abonné·es

Le Flamboyant » à Creil, « Le Petit Prince » à la Seyne-sur-Mer, « Plein sud » à Rouen, « Cannelle et piment » à Vaulx-en-Velin représentent des expériences réussies de créativité sociale dans des quartiers en dépression sociale où l'opinion publique s'attarde plus sur les difficultés que sur les potentialités. Ces restaurants associatifs permettent d'offrir une alimentation de qualité, de créer de l'emploi et d'ouvrir des espaces interculturels et intergénérationnels.

Ces projets d'économie solidaire, souvent initiés par des associations interculturelles de femmes migrantes, produisent des prestations commerciales de restauration et jouent un rôle important de cohésion sociale et territoriale. Ils favorisent la prise d'autonomie et de responsabilité de personnes marginalisées du circuit socio-économique du fait de leur sexe, de leur origine sociale ou ethnique ou de leur

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