Espoir ou piège ?
Ils travaillaient, cotisaient, mais n’avaient droit à rien : les salariés sans papiers en grève depuis le 15 avril pourraient obtenir des régularisations au cas par cas. Serait-ce une brèche dans la politique d’immigration ?
dans l’hebdo N° 1000 Acheter ce numéro
EN 1991, JACQUES CHIRAC prononçait son tristement fameux discours sur les désagréments supposément causés aux Français par les immigrés. Son texte sur « le bruit et l’odeur » recadrait la politique française d’immigration dans le sens d’une suspicion décomplexée à l’égard des étrangers. « Nous n’avons plus les moyens d’honorer le regroupement familial, et il faut enfin ouvrir le grand débat qui s’impose dans notre pays, qui est un vrai débat moral, pour savoir s’il est naturel que les étrangers puissent bénéficier, au même titre que les Français, d’une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu’ils ne paient pas d’impôt ! » Cela, en faisant mine d’ignorer la participation de nombre de travailleurs sans papiers à l’effort national. Dix-sept ans plus tard, les conditions d’accès au regroupement familial
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :
Pour aller plus loin…
Le gouvernement s’apprête à dissoudre Génération EDR, collectif de lutte contre l’islamophobie
Un Palestinien privé de statut de réfugié après des accusations qui auraient été fournies par Israël
« En Syrie et en Irak, les Français de Daech sont allés décharger une violence qu’ils avaient en eux »