« Des crimes contre l’humanité »

Des experts de l’ONU dressent un bilan peu reluisant des droits de l’homme en Algérie et remettent en cause la version officielle de la « sale guerre ». L’analyse de Salima Mellah*.

Salima Mellah  • 29 mai 2008 abonné·es

À Genève, le Comité des droits de l’homme et le Comité contre la torture de l’ONU ont examiné, en octobre~2007 et avril~2008, la situation des droits de l’homme en Algérie. Et le bilan est peu reluisant pour un régime qui passe pour un maître de la diplomatie onusienne. Revers d’autant plus remarqué que, depuis l’arrivée à la présidence d’Abdelaziz Bouteflika en 1999, officiels et médias s’entendent pour constater que l’époque de violence est, malgré quelques attentats spectaculaires, révolue.

Pourtant, la délégation algérienne, dirigée par le représentant permanent Idriss Jazaïri, n’a pas ménagé ses efforts pour expliquer aux comités le défi qu’a dû relever l’Algérie, seule, depuis 1992, pour «venir à bout du terrorisme». Un terrorisme qui,

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Monde
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