Gros et petits cadeaux

Allégements fiscaux, flexibilité, libéralisation et accroissement de la concurrence figurent parmi les recettes censées relancer la croissance. Surtout celle des porte-monnaie dodus.

Politis  • 8 mai 2008 abonné·es
« Paquet fiscal »

Première réforme économique du gouvernement, la loi sur le Travail, l’Emploi et le Pouvoir d’achat (Tepa) a été votée au Parlement le 1er août 2007. Elle se présente comme un « paquet fiscal » : exonération d’impôts et de charges sociales pour les heures supplémentaires, crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt pour l’achat ou la construction de l’habitation principale, allégement des droits de succession et de donation, renforcement du bouclier fiscal, réduction de l’impôt sur la fortune en cas d’investissement dans les PME ou pour des dons à des organismes d’intérêt général. Cette loi destinée à favoriser l’emploi et le pouvoir d’achat était censée engager un « choc de croissance » . Mais les 14 milliards qu’elle coûte ne font que renforcer le pouvoir d’achat des plus riches via les allégements fiscaux consentis sur les droits de succession, l’ISF ou les intérêts d’emprunt. La réforme ne favorise que les actifs déjà salariés en les faisant profiter de bien maigres heures supplémentaires, aux dépens des chômeurs et travailleurs à temps partiel.

Avec son projet de loi de modernisation de l’économie, Christine Lagarde veut gagner 0,3 point de croissance. Roberts/AFP

Suppression de la publicité

dans l’audiovisuel public Après l’annonce inopinée, lors de ses vœux à la presse le 8 janvier, de sa décision de supprimer la publicité sur les antennes de France Télévisions, Nicolas Sarkozy a confié à Jean-François Copé la mission de redéfinir le paysage de l’audiovisuel public. La « commission Copé » a remis son rapport d’étape le 16 avril, préconisant une suppression progressive d’ici à 2011 et à compter de 2009,

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Politique
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