Vers l’État minimal
La réforme générale des politiques publiques, lancée en juillet 2007, est un chantier d’ampleur qui va affaiblir les services publics au nom des économies nécessaires.
dans l’hebdo N° 1001 Acheter ce numéro
Ce sigle ne désigne plus seulement un service de renseignement policier rattaché à la préfecture de police de Paris, mais, depuis le 10 juillet 2007, la Révision générale des politiques publiques. Matrice de la plupart des réformes affectant les services publics, cette « RGPP », volontiers présentée comme la grande œuvre du quinquennat, poursuit officiellement un triple objectif : améliorer leur qualité, rationaliser la dépense publique et valoriser le travail des fonctionnaires. Dans les faits, il s’agit prioritairement de réduire les dépenses de l’État pour rentrer dans les clous de l’Union européenne, qui impose un déficit inférieur à 3 % et une dette publique limitée à 60 % du PIB. C’est ainsi que 200 personnes, réparties en 25 équipes d’audit, issues des corps d’inspection de l’administration et de cabinets privés, ont commencé à passer au peigne fin les 1 000 milliards d’euros de dépenses de l’État, réexaminant ses missions et traquant les économies possibles, même les plus
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