Anticipation

Bernard Langlois  • 3 juillet 2008 abonné·es

À la télé, les choses ne s’étaient pas vraiment améliorées depuis la grande réforme de 2008.

Malgré le chamboulement des structures et le remplacement systématique, par des fidèles de toujours, des principaux responsables et de quelques têtes de gondole jugées peu fiables, les programmes, de l’avis général, étaient restés indigents (un feuilleton complaisant, « Nico la Fronde », avait fait un flop, de même que « Les Cinq Cerveaux et les talonnettes », un jeu platement inspiré de « La Tête et les jambes ») ; et, de celui du Prince, l’information restait trop imbibée de cette propension au dénigrement qui est la marque d’une profession d’irresponsables, ces fouille-merde de journalistes, qu’il ne supportait plus que réduits à quia. « Il y a tout de même aussi des trains qui arrivent à l’heure, sacré bordel, et je ne connais aucun évêque qui ait jamais mordu un chien ! » , répétait-il à l’envi. *« Il faut décidément que je fasse tout moi-même ! » * C’est ainsi qu’on apprit, lors des vœux traditionnels de décembre 2009 (à vrai dire sans trop de surprise), le nom du nouveau présentateur du JT unique des trois chaînes principales du Sutef (Service unifié des télévisions d’État françaises) : un certain Nicolas Sarkozy.

RATAGE

La situation du pays était, à l’époque, quasi désespérée. « Insaisissable », aurait dit le Général (un mot étranger au vocabulaire sarkozien).

Après le ratage spectaculaire des six mois de présidence française de l’Europe («

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Edito Bernard Langlois
Temps de lecture : 9 minutes