La Terre des mauvais jours

Depuis la crise écologique, l’avenir s’est assombri sur le globe. Outre le climat, tous les milieux naturels sont atteints. L’humanité doit réviser radicalement son projet de civilisation pour enrayer la catastrophe.

Patrick Piro  • 24 juillet 2008 abonné·es

C'est au début des années 1980, probablement, que l’avenir planétaire a cessé ­d’être radieux. Oh ! rien de brutal, personne n’en a même rien su : ce jour-là, l’humanité a percuté le mur. Sans douleur, en pleine accélération de sa consommation, toute à ses émissions de gaz à effet de serre, pillant consciencieusement les forêts et les mers. Il y a près de trois décennies, donc, l’empreinte écologique de l’humanité, en superficie, a simplement dépassé la valeur éminemment symbolique d’une planète Terre.L’empreinte écologique est un indice évaluant le nombre d’hectares de terre productive qu’il faudrait mobiliser afin de satisfaire, de manière durable, les « besoins » de l’humanité : nourriture, énergie, infra­structures, etc., mais aussi élimination des déchets, absorption du CO2 excédentaire… En 2008, il faudrait déjà 1,3 planète Terre pour éponger tout ça. Depuis le début des années 1980, la grosse orange bleue est donc très débordée, hors d’état de compenser la prédation des hommes sur les ressources renouvelables.

William Rees et Mathis Wackernagel , les deux chercheurs qui ont mis au point l’indice de l’empreinte écologique, ont fait œuvre de pédagogie planétaire : ils sont parvenus à rendre « visible »,

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 7 minutes

Pour aller plus loin…

Akim Omiri : « Nos vies valent plus que quelques vitrines cassées »
Démocratie • 5 novembre 2026

Akim Omiri : « Nos vies valent plus que quelques vitrines cassées »

Intellectuel·les, artistes, membres de la société civile… Ils et elles analysent la crise autoritaire que nous vivons aujourd’hui. Et remontent le fil de ses origines, décodent ses manifestations, expriment leurs inquiétudes profondes mais aussi leurs espoirs, et proposent des voies de résistance. (2/15)
« Les manifestants ne sont pas des ennemis » : des membres des forces de l’ordre contestent la stratégie répressive
Maintien de l'ordre • 5 novembre 2026

« Les manifestants ne sont pas des ennemis » : des membres des forces de l’ordre contestent la stratégie répressive

Après les manifestations des 17 et 24 octobre, quatre policiers et gendarmes interrogent l’évolution d’un maintien de l’ordre devenu toujours plus offensif. Manque d’effectifs, formation, usage des grenades et décisions politiques : leurs critiques visent aussi bien les pratiques de terrain que les choix de leur hiérarchie.
Par Maxime Sirvins
Un 5 novembre de grève et de manifestations
Mobilisation • 5 novembre 2026

Un 5 novembre de grève et de manifestations

Politis a couvert cette nouvelle journée de manifestations dans tout le pays, avec un appel à la grève générale de l’intersyndicale. Nos journalistes ont suivi les événements notamment dans la région de Grenoble (Voiron), au Mans dans la Sarthe, et à Paris pour faire remonter les images et revendications des cortèges et des grèves.
Par Politis
« Le gouvernement s’autorise de plus en plus à freiner toutes possibilités d’expression démocratique »
Entretien • 5 novembre 2026 abonné·es

« Le gouvernement s’autorise de plus en plus à freiner toutes possibilités d’expression démocratique »

Ce 5 novembre, une journée de grève et de manifestations suivie par les salarié·es du public comme du privé, la coordination des gilets jaunes, les mouvements lycéens et étudiants, est attendue partout en France. Une convergence des colères que Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU, appelle à exprimer durablement dans la rue.
Par Céline Martelet