Les succès parisiens de Bachar al-Assad
Le Président syrien, dont la venue en France a dominé le lancement de l’Union pour la Méditerranée, a rompu un isolement qui durait depuis l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, en février 2005.
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Tapis rouge et festival médiatique à Paris pour un président syrien qui n’avait jamais autant « communiqué ». La venue de Bachar al-Assad a indéniablement dominé le lancement de l’Union pour la Méditerranée (UPM), dimanche au Grand Palais. La veille, à l’issue d’une séance de travail bilatéral France/Syrie, le texte final avait déjà mis en évidence l’adoption d’un plan « pour assurer la relance des relations bilatérales, avec comme objectif commun de renforcer les liens politiques, économiques et culturels entre les deux pays ». Ce texte a été largement commenté lors d’une conférence de presse commune à l’Élysée réunissant, outre les deux présidents syrien et français, l’émir du Qatar, Ahmad Ben Khalifa Al-Thani, et Michel Sleimane, le président du Liban. Bachar al-Assad s’est félicité de la tenue de ce « Quartet ». Et tout le monde a compris que le président syrien a voulu clairement faire un parallèle entre ce sommet parisien exceptionnel et le Quartet diplomatique – États-Unis, Russie, Union européenne, Nations unies – en charge de la relance du processus de paix au Proche-Orient. Dans l’esprit de cette comparaison, le noyau dur
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