« Une dégradation des missions d’intérêt général »
Quel est le bilan des privatisations successives
des services publics ?
La question est taboue, surtout quand il s’agit d’en mesurer les effets en termes de cohésion sociale. Les explications de l’économiste Jean Gadrey.
dans l’hebdo N° 1017 Acheter ce numéro
Les privatisations de services publics reviennent sur le devant de la scène avec le changement de statut et l’ouverture du capital de La Poste. L’évaluation de ce mouvement de fond est absente du débat politique. Pourquoi ?
Jean Gadrey : Ceux qui nous gouvernent en Europe, de fait, ne veulent pas d’évaluations et font tout pour les bloquer. J’ai retrouvé une résolution adoptée au Parlement européen le 13 novembre 2001 qui disait : « La politique de libéralisation de différents services d’intérêt général peut avoir des incidences aussi bien positives que négatives pour le citoyen-usager. » Et cette résolution poursuivait en expliquant que cela « nécessite une évaluation précise et comparative », impliquant « une participation active des citoyens et des usagers au processus de définition, d’évaluation et d’appréciation des missions » , « notamment en termes de contribution à la cohésion
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