De bonnes questions…

À quelques jours de la réunion nationale sur l'Appel de Politis à Gennevilliers, quelques éléments de réflexion extraits du débat mené à Nantes : comment résoudre l’éclatement du camp antilibéral ? Sur quoi se mobiliser ? Quelles échéances viser ?

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Depuis le mois de juin, c’est une bonne trentaine de réunions qui se sont tenues autour de l’Appel de Politis. Peu à peu, les questions se sont précisées, des ambiguïtés ont été levées, le débat a pris un tour plus concret. Aujourd’hui, il est admis qu’il ne s’agit pas de « faire un nouveau parti », mais d’entamer un processus de convergence et d’organisation. Il est admis qu’il ne s’agit ni de se substituer aux forces existantes, ni de leur dénier le droit de poursuivre le chemin.
Mais, en même temps, chacun voit bien que ce respect des histoires et des identités ne peut pas signifier non plus le morcellement de ce que l’on peut appeler la gauche sociale et écologiste. Et chacun comprend bien que l’effort de rapprochement et de convergence ne peut se résumer à une unité d’action conjoncturelle, au gré des mobilisations. L’effort doit aussi porter sur les idées et sur la structuration même de cet espace politique, en même temps que sur l’action.

C’est dans ce cadre que nous vous invitons à réfléchir autour de l’Appel de Politis , le 11 octobre, à Gennevilliers. À titre d’exemples, nous reproduisons ici des extraits du compte rendu de la réunion préparatoire, à Nantes. Il y a ici, nous le verrons, plus de questions que de réponses. Mais ce sont toujours de bonnes questions…

Nantes, Manufacture des tabacs, 11 septembre

Un intervenant : « Nous avons été victorieux en 2005 avec le référendum sur le traité constitutionnel, mais ça n’a pas pesé, pourquoi ? J’ai signé l’Appel de Politis car nous avons des échéances devant nous. Mais notre camp est éclaté, ce qui explique le succès de la droite.
En 2007, l’échec de la candidature unitaire a contribué à cet éclatement du camp antilibéral. Les volontés politiques à l’œuvre vont vers l’éclatement. Il y a d’autres initiatives que l’Appel de Politis : le NPA, ou ce qui se passe chez les Verts, autour de José Bové, et l’appel de Miremont (des écologistes radicaux)… Qui est qui ? Qui fait quoi là-dedans ? Quelles sont les attentes, les objectifs de ces initiatives, de ces réunions ? Quelles sont les étapes envisagées ? »
Un intervenant : « L’une des grandes difficultés est à mon avis celle-ci : comment gère-t-on le rapport entre le temps court, celui des luttes et des échéances électorales, et le temps long de la réflexion et de la reconquête idéologique ? »

Un intervenant : « On peut faire quelque chose ensemble dès maintenant. Regardez l’exemple de Carhaix et de son hôpital, sauvé parce que les gens se sont unis, mais aussi parce qu’il y a eu une vraie réflexion sur la santé et sur le service public. Cela prouve que beaucoup de choses sont possibles. »
Une intervenante : « L’aspect “coordination/coopération” de l’Appel est intéressant. L’Appel doit aller au-delà des élections européennes (de juin 2009). Nous devons peut-être nous inspirer de l’exemple d’Attac : sur un point précis, la taxation des transactions financières, Attac a su fédérer un grand nombre de gens. Il faut trouver ce genre de point d’appui, de points de repère fédérateurs audibles par tout le monde pour ensuite mener une action plus large. »

Pour se rendre à Gennevilliers :

Illustration - De bonnes questions…


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