La banque des pauvres veut s’enrichir
Microcrédit. Fleuron de l’économie solidaire, l’Association pour le droit à l’initiative économique est lancée dans une course à la productivité qui suscite quelques remous.
dans l’hebdo N° 1037 Acheter ce numéro
Officiellement, tout va bien pour l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie), principale organisation de microcrédit en France. Celle qu’on surnomme « la banque des pauvres » aide « des personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique à créer leur entreprise grâce au microcrédit » et espère doubler son activité d’ici à 2010. Maria Nowak, ex-conseillère à l’économie solidaire de Laurent Fabius, alors ministre de l’Économie, cumule prix et médailles pour son action en faveur du microcrédit.
Les nouveaux objectifs de l’Adie l’apparentent de plus en plus au modèle bancaire classique. Jupiterimages
Mais, dans les coulisses, des salariés et des bénévoles, certes peu nombreux, expriment discrètement, par peur de représailles, leurs états d’âme sur les objectifs très commerciaux fixés par ce symbole de l’économie sociale et solidaire. Une ambiance qui nuance la médiatisation, qui bat toujours son plein. « Il est rare qu’un outil économique soit aussi peu critiqué, relève Jean [^2], un ex-conseiller salarié ayant exercé en Bretagne.
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