Prends l’oseille et tire-toi !

La crise économique qui frappe le secteur automobile est le résultat d’un refus d’accepter les contraintes écologiques.

Yannick Vicaire  et  Stéphen Kerckhove  • 26 février 2009 abonné·es

Tour à tour, Peugeot, le 11 février, puis Renault, le lendemain, ont annoncé des réductions massives d’effectifs salariés. Rejouant la comédie de Woody Allen Prends l’oseille et tire-toi, les deux constructeurs n’auront même pas concédé au plan de relance de Nicolas Sarkozy l’illusion d’une efficacité politique pendant plus de 24 heures. Avec un cynisme extraordinaire, les dirigeants de Renault-Nissan et PSA ont accepté les cadeaux de l’État – prêt bonifié et investissements de recherche – contre une promesse vaguement formulée et… aussitôt trahie, pour peu que l’on accepte d’appeler un chat un chat. N’en déplaise au ministre du Budget, Éric Woerth, qui évoque

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