Un gouvernement de combat
dans l’hebdo N° 1038 Acheter ce numéro
À-t-on voulu, en préservant cette part de mystère, suggérer que l’événement serait considérable ? Sarkozy, nous disait-on, va « parler », mais on ne sait pas quand. Cette soudaine sacralisation de la parole présidentielle n’a-t-elle pas en soi quelque chose d’incongru ? Nicolas Sarkozy, n’est-ce pas ce personnage qui parle tous les jours à la télévision ? Qui chaque soir, à heure fixe, de préfecture en sous-préfecture, promet – quand les manifestants ne couvrent pas sa voix et quand les préfets font leur boulot – que telle usine ne fermera pas ; avant d’assurer, aussi imperturbablement, que rien ne le fera jamais dévier de sa route ni renoncer à ses réformes ? Que peut-il dire de neuf qu’il n’ait déjà répété cent fois ? Rien, évidemment rien. Il n’empêche, au lendemain de sa prochaine prestation télévisée, dans un simulacre dont il n’est pas le seul responsable, toute la classe