Un « processus préinsurrectionnel »
La Guadeloupe vit sa quatrième semaine de grève générale.
Le gouvernement laisse face à face la population et le patronat local.
Une tactique particulièrement périlleuse et irresponsable.
dans l’hebdo N° 1040 Acheter ce numéro

Quelle que soit l’issue du conflit social en Guadeloupe, en Martinique, et maintenant à la Réunion, nous savons déjà les images que nos archivistes retiendront. On y verra une dizaine de barrages en feu dans les rues de Pointe-à-Pitre. On y verra un magasin de fournitures de bateaux également incendié dans le quartier populaire du Carénage. On y verra quelques voitures retournées, et un véhicule dévoré par les flammes devant un hôtel de Gosier, la ville la plus touristique de l’île, située à 5 kilomètres de Pointe-à-Pitre. On y verra un petit groupe de jeunes, dont certains le visage masqué, en découdre avec un escadron de gendarmes mobiles. S’il fallait figer la situation – une situation pourtant bien mouvante –, ce sont ces quelques instantanés qui resteraient du conflit, au soir du 16 février. Rendent-ils compte de la réalité d’une épreuve de force entre la population et le gouvernement ?
Les premières arrestations lundi 16 février. Tack/AFP
Évidemment, non. Car si cela fait de bonnes images, ces escarmouches restent très marginales. Sur place, les policiers eux-mêmes mettaient l’accent sur « des incivilités urbaines », plutôt que sur une évolution du mouvement. Mais il n’y a guère «
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