« Un Prophète » de Jacques Audiard : Un homme en liberté

Avec « Un prophète », Jacques Audiard forge
le destin d’un héros
qui trouve sa voie en prison. Avec deux grands comédiens, Tahar Rahim
et Niels Arestrup.

Christophe Kantcheff  • 27 août 2009 abonné·es

Au début, Malik El Djebena n’est rien ; à la fin, il est un héros. Un prophète est le plus archétypal des récits d’initiation. Originellement dénué de tout, sinon de ses potentialités, Malik, incarcéré en centrale alors qu’il est juste majeur, sortira quelques années plus tard avec le pouvoir, l’argent, le savoir et le respect. À ce degré de transformation et de « réussite », on peut dire que le cinquième long métrage de Jacques Audiard est un conte, ou un « film de genre » , un « western » , selon les mots du réalisateur. Malik El Djebena est en effet un pur personnage de cinéma, et Un prophète ne prétend pas à la vérité sociologique – ce qu’il ne faudrait pas oublier lors de la réception du film –, bien qu’il respecte un certain réalisme. Et si Un prophète se déroule en grande partie dans une prison, il est inutile d’en attendre un

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Culture
Temps de lecture : 5 minutes