Coup de chaud sur les vins français
Appellations menacées, vignes arrosées, grands crus coupés d’eau, vinifications transgéniques… La foire aux vins devient une foire d’empoigne en raison du dérèglement climatique. Sauf pour les vins bios.
dans l’hebdo N° 1073 Acheter ce numéro

Combien des « bonnes » bouteilles proposées dans les foires au vin qui ont submergé pendant quelques semaines les grandes surfaces contiennent-elles un breuvage additionné d’eau ? Pas de réponse précise à cette question : le sujet est tabou dans les milieux viticoles. Pas question d’avouer qu’à cause du réchauffement climatique de plus en plus de vignerons mettent de l’eau dans leur vin ou le désalcoolisent discrètement par le biais d’un procédé dit d’osmose inversée. Des pratiques surtout utilisées par les grands vignobles. Les vignerons, qui sont partis en croisade médiatique pour que la Commission de Bruxelles n’autorise pas la fabrication de rosé par le mélange de rouge et de blanc, font actuellement pression sur Mariann Fischer Boel, la commissaire à l’Agriculture, pour que l’Europe autorise la désalcoolisation des vins. En expliquant que cela se fait désormais couramment aux États-Unis et en Australie : argument qu’utilisait la Commission pour justifier le mélange du rouge et du blanc. Depuis quelques années, une partie du vignoble français, jusqu’en Bourgogne, produit des vins titrant jusqu’à 15 ou