« Le Grand Paris ne peut se résumer à un projet économique »

Pour Patrick Braouezec, deux conceptions du Grand Paris s’opposent entre les plans des urbanistes et le projet Sarkozy. La ville ne peut croître en créant de nouvelles banlieues toujours plus éloignées du centre. Le débat pose le problème des rapports de pouvoir entre l’État et les collectivités locales.

Denis Sieffert  et  Marie Gagne  • 29 octobre 2009 abonné·es
« Le Grand Paris ne peut se résumer à un projet économique »

Politis : Où en est le projet du Grand Paris ?

Patrick Braouezec : Pour moi comme pour la plupart des acteurs de ce débat, le Grand Paris est une chose en devenir. Un projet et une gouvernance à définir pour la métropole francilienne. Il existe beaucoup de points d’interrogation et, bien sûr, les stratégies et les objectifs diffèrent. Les intérêts ne sont pas les mêmes pour Paris intra-muros, les villes de la petite couronne et les collectivités de la 2e voire de la 3e couronne. Le Grand Paris a fait l’objet d’une réflexion après l’élection de Bertrand Delanoë en 2001. Je suis persuadé qu’un Grand Paris concentrique incluant les vingt-neuf communes de la première couronne était l’idée première. Les études ont montré que ce n’était ni possible ni souhaitable. Cela allait à l’encontre des objectifs affichés de réduction des inégalités. L’idée du Grand Paris a ensuite été relancée par Nicolas Sarkozy. Son projet : que Paris reste une place financière, économique et touristique de premier rang au niveau européen. Le reste ne l’intéresse pas. On l’a vu au travers du débat sur l’extension du périmètre de l’Epad (Établissement public d’aménagement de La Défense) et la concentration au sein de La Défense des richesses économiques. Mais, en lançant un concours d’idées avec des architectes, il s’est

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