Un autre rapport à la politique
Avec Europe Écologie, les écologistes sont convaincus de pousser une dynamique novatrice, et se défendent de sacrifier
à une simple stratégie électoraliste.
dans l’hebdo N° 1080 Acheter ce numéro
En général, les écologistes jurent qu’il n’a pas été établi de listes systématiques de noms à contacter. D’autres reconnaissent que des « profileurs » se sont mis en chasse. Daniel Cohn-Bendit, surtout, agace les Verts. L’une de ses dernières tentatives de débauchage : Martin Hirsh, le haut-commissaire aux Solidarités actives du gouvernement Fillon. Franck Laval, porte-parole de l’association des Amis d’Europe Écologie, se justifie sans complexe. « Dès juin, notre première bataille a été de réfléchir à des têtes de liste incarnant l’ouverture » . Ainsi, pour la magistrate Laurence Vichnievsky, en Provence-Alpes-Côte-d’Azur : « Un cas très intéressant. Sa candidature apparaîtra comme particulièrement judicieuse dans une région qu’empoisonnent les affaires judiciaires, et sa carrure la rend crédible pour diriger la région. Les Verts ont fini par convenir qu’elle ferait tout à fait l’affaire comme tête de liste. »
Casting : un mot qui fâche…
Le mouvement Europe Écologie a bien déployé une stratégie nationale de mise en avant de « noms ». Un « casting » ? Le terme fâche par sa connotation dévalorisante. « Plusieurs de ces personnalités sont venues elles-mêmes nous trouver ! » , se défend Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts. Rencontres provoquées,