La RDC dans l’étau du FMI
L’allégement de la dette de la République démocratique du Congo est soumis à des conditions néfastes pour le pays. Cette dette est pourtant odieuse et injuste.
dans l’hebdo N° 1085 Acheter ce numéro
Le 11 décembre, la République démocratique du Congo (RDC) a conclu un accord de financement de trois ans avec le FMI, après avoir cédé à toutes les exigences de ses bailleurs de fonds. D’abord, en révisant sous la pression du FMI un contrat conclu avec la Chine que les puissances occidentales voyaient d’un mauvais œil, puis en s’engageant à encore améliorer le « climat des affaires » sur injonction du Club de Paris, un groupe informel réunissant 19 riches pays créanciers, dont les intérêts économiques en RDC sont considérables (voir Politis n° 1078). Les garanties données par le Club de Paris étaient un préalable obligatoire à la conclusion de ce programme avec le FMI ainsi qu’à un allégement de sa dette externe, dont le paiement annuel absorbe un quart des dépenses publiques !
Mais la route est encore longue et parsemée de conditionnalités avant d’atteindre le fameux « point d’achèvement » qui donne droit à cet allégement de dette et qui constitue l’ultime étape de la stratégie PPTE (pays pauvres