République démocratique du Congo : la Banque mondiale au coeur des « affaires »

Renaud Vivien  • 16 février 2010 abonné·es
République démocratique du Congo : la Banque mondiale au coeur des « affaires »
©Renaud Vivien est membre du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) Photo : AFP/José Cendon

Le budget 2010 de la République Démocratique du Congo (RDC) a été promulgué le 25 janvier dernier. S’élevant à 6,2 milliards de dollars (soit 77 fois moins que celui de la France pour une population de taille équivalente), ce budget est taillé sur mesure pour satisfaire les créanciers et les investisseurs étrangers au détriment des besoins fondamentaux de la population.

Alors que les dépenses sociales se limitent aux seules rémunérations du personnel de la fonction publique, le poste budgétaire attribué au remboursement de la dette figure, quant à lui, en bonne position. L'État congolais a prévu de consacrer cette année environ 430 millions de dollars au paiement de sa dette publique extérieure, malgré la crise économique et l’illégalité de cette dette.

En effet, le peuple congolais continue de payer encore en 2010 les arriérés impayés légués par le dictateur Mobutu avec la complicité des créanciers occidentaux. En droit international, on qualifie cette dette d’ « odieuse ». Or, la doctrine juridique de la dette odieuse constitue une des exceptions au principe de continuité de l'État, selon lequel les gouvernements doivent honorer les engagements

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Temps de lecture : 6 minutes