Les mots pour le dire

Difficile de brosser le portrait de RESF, ensemble atypique d’individus et d’organisations. Autant considérer ce qui le définit du point de vue de ses militants, en quelques termes clés.

Ingrid Merckx  • 4 mars 2010 abonné·es

ÉCOLE

L’école est le berceau du réseau, de la maternelle à l’université (1). Cas de figure le plus fréquent : un professeur comprend que les parents d’un élève sont sans papiers et dans une situation d’urgence. En contactant RESF, il entre dans le réseau. On lui donne le numéro d’un référent dans son établissement ou on lui propose de jouer ce rôle. On lui confie alors une sorte de « kit RESF » comprenant un numéro de téléphone spécifique, une liste de contacts et des documents, dont le Guide pratique et juridique édité par le réseau. L’enseignant en parle autour de lui, un comité est né. Le réseau a grandi comme ça, en tissant sa toile d’école en école. Aujourd’hui, RESF est présent dans tous les départements, et jusqu’en Belgique et au Maroc. Il a été créé en juin 2004 par des enseignants du secondaire pour soutenir de jeunes majeurs scolarisés. Ils n’imaginaient pas, alors, le nombre d’enfants concernés en classes élémentaires. (1) Réseau universités sans frontières, www.rusf.fr

ENFANTS

« Dès qu’il y a des enfants, ça nous regarde ! ». « RESF a pris parce que ça touche des enfants ». Pas besoin de convaincre : des enfants arrêtés jusque dans leur classe, placés en rétention, expulsés, cela indigne tout le monde. Comme une limite à ne pas franchir. Le mouvement des sans-papiers est visible depuis l’occupation de l’église Saint-Bernard à Paris en 1996. « Mais la question des jeunes scolarisés restait quasiment méconnue. Plus personne ne peut l’ignorer aujourd’hui. »

PLURALISME

« Vous jouez sur l’émotion », « vous faites du cas par cas », « ce n’est

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Publié dans le dossier
RESF, un contre-pouvoir
Temps de lecture : 9 minutes