Alain Cambi : « Des frustrations qui explosent »

La longue grève à la SNCF révèle le profond malaise des cheminots. En cause, les restructurations, les destructions d’emploi et l’abandon d’un service public, explique Alain Cambi, secrétaire fédéral de SUD-Rail.

Thierry Brun  • 22 avril 2010 abonné·es
Alain Cambi : « Des frustrations qui explosent »
© PHOTO : HORVAT/AFP

Politis : Loin des propos rassurants de la direction de la SNCF, le mouvement de grève des salariés a mis en évidence un malaise général dans l’entreprise publique. Quelles en sont les raisons ?

Alain Cambi : Depuis plusieurs années, une stratégie de management mise en place par la SNCF, et pratiquée dans des grandes entreprises comme France Télécom, entraîne des situations de sous-effectif chronique. Les salariés sont en permanence sous pression et « tentent » d’assurer leurs missions de service public, ce qui génère un certain nombre de conflits entre la hiérarchie de proximité et les personnels. Ce management a introduit des mesures d’individualisation, avec notamment un système de primes et des entretiens annuels, ce qui fait que les salariés se ­re­trouvent souvent seuls, avec de moins en moins la possibilité d’échanger avec

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