« Le public est globalement plus curieux qu’hier »

Selon Catherine Bailhache*, l’action culturelle est fondamentale pour susciter et entretenir le désir des spectateurs.

Christophe Kantcheff  • 13 mai 2010 abonné·es

POLITIS : Une des solutions pour rapprocher les films des spectateurs n’est-elle pas de montrer les premiers là où les seconds se trouvent ?

Catherine Bailhache : Rapprocher les films des spectateurs, c’est ce qu’a toujours cherché à faire l’État jusqu’à présent, avec les collectivités publiques. Nous sommes l’un des pays les mieux pourvus de ce point de vue : en France, la probabilité est mince pour qu’une personne ait plus de 40 km à parcourir pour gagner le cinéma le plus proche et y trouver dans d’excellentes conditions de projection les films dont tout le monde parle. L’Agence de développement régional du cinéma (ADRC), mise en place par le CNC dans les années 1980 pour empêcher les salles du milieu rural de disparaître, leur a permis en outre de se moderniser et d’avoir accès rapidement, comme tout le monde, aux films populaires. L’ADRC a été, est et, selon moi, doit continuer d’être un

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