Quand les Utopia censurent

Politis  • 10 juin 2010
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Le réseau des salles Utopia a décidé de déprogrammer un film de fiction israélien, À 5 heures de Paris , de Leon Prudovsky, dont la sortie nationale aura lieu le 23 juin. La raison ? «  Nous sommes scandalisés par l’attitude d’Israël, par sa violence, et nous voulions protester contre ce qui se passe », a déclaré à l’AFP Anne-Marie Faucon, cofondatrice d’Utopia. En guise de protestation, le geste, tout en discernement, de retirer ce film des salles Utopia de Tournefeuille, près de Toulouse, et d’Avignon, revient à assimiler un artiste ressortissant de tel État à la politique de celui-ci, et à transformer une œuvre en porte-parole officiel d’un gouvernement. « Vu les retombées médiatiques, on se dit que nous avons eu raison de le faire », a ajouté Mme Faucon, décidément bien inspirée. Mais à quelle cause un tel acte de censure peut-il bénéficier ?

Côté court

Les responsables des salles Utopia auraient tout intérêt à se rendre à Côté court, festival du film court en Seine-Saint-Denis, qui se déroule à Pantin jusqu’au 19 juin, parce qu’il y sera notamment question de censure, au cours d’une table ronde, le 11 juin. Cette dix-neuvième édition présente également une rétrospective intitulée « Du corps à l’image », un programme de courts métrages « débridés et alternatifs » queers, lesbiens, gays, trans’…, ainsi que la section habituelle des films en compétition et le Panorama, qui la complète.

104, av. Jean-Lolive 93500 Pantin, 01 48 91 24 91

Culture
Temps de lecture : 1 minute
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