Le mirage de l’ouverture

L’avancée en faveur des droits des Kurdes, annoncée l’an dernier par le gouvernement turc, s’est surtout traduite par un regain de répression. Alors qu’une solution politique s’éloigne, la violence est montée d’un cran.

Patrick Piro  • 22 juillet 2010 abonné·es

En tête du cortège, des femmes qui brandissent le poing et crient des slogans. Et une vieille Kurde, mutique. Le 30 juin dernier, à Istanbul, en prélude au Forum social européen (FSE), un millier de militantes de la Marche mondiale des femmes, issues de dizaines de pays, parviennent à la place Galatasaray. Alors que la sono crache discours et musique, la femme s’anime soudain, danse et rugit en agitant son long foulard vert, jaune et rouge : les couleurs de la nation kurde. « Longue vie au président Öcalan ! » Un imposant gaillard rasé fend la foule, l’invective et lui arrache l’étoffe. C’est un policier en civil. L’appel à l’autonomie des Kurdes turcs et l’éloge du leader des rebelles armés du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), emprisonné à vie depuis

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Monde
Temps de lecture : 4 minutes