Carla, l’autre corps du Président

Plus qu’un partenaire politique, la « première dame de France » apparaît comme le prolongement symbolique du corps de son époux, propre à pallier ce qui fait défaut chez lui.

Pauline Graulle  • 23 décembre 2010 abonné·es

C’est une hydre à deux têtes qui prend la pose devant la cheminée ­marbre et or. Elle est assise sur l’accoudoir du fauteuil – où lui-même trône –, lovée contre son torse. Sa main gauche, où l’on distingue l’alliance, est délicatement posée sur la cuisse de son mari. Le visage de Carla est penché ­ au-dessus de la tête de Nicolas. Ils s’enlacent. Leurs cheveux se touchent. Mais, par une ­subtile torsion du buste, elle continue de fixer l’objectif : regard (azur) profond, sourire léger… Elle est ­parfaitement à l’aise. Lui, moins naturel, regarde vers un ailleurs, les yeux presque mi-clos (l’extase de l’amour ?)… « Rares sont les moments de

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Publié dans le dossier
Le corps en politique
Temps de lecture : 4 minutes