Les Égyptiens, Obama et Israël

Denis Sieffert  • 10 février 2011 abonné·es

C’est entendu ! L’Égypte ne sera pas la Tunisie. Et Moubarak n’est pas Ben Ali. On s’en doutait un peu, mais l’évolution de la situation au Caire, après deux semaines d’insurrection, le vérifie pleinement. L’autocrate égyptien, contrairement à son collègue tunisien, dispose, dans l’armée notamment, d’alliés qui ont résisté aux pressions de la rue, et son pays constitue un enjeu stratégique qui rend toute solution complexe. Du coup, en posant toujours comme condition le départ de Moubarak, les manifestants de la place Tahrir risquent d’être rapidement isolés. Le paradoxe est pourtant criant : s’ils ont provisoirement échoué à obtenir la tête de l’homme qui depuis trente et un ans incarne un pouvoir implacable, ils ont sans doute d’ores et déjà gagné sur le fond. Il apparaît en effet que le départ de Moubarak est acquis, même si la date en est

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes