Délices de l’inconfort
À Limoges,
les « Nouvelles cartographies poétiques » entrechoquent les mots, les images et les sons.
dans l’hebdo N° 1144 Acheter ce numéro

Limoges, sa porcelaine, sa cathédrale Saint-Étienne, sa réputation de « ville rouge » et… ses rencontres poétiques ! Qu’on se le dise : c’est ici, dans la capitale du Limousin, que se déroule, tout au long du mois de mars, la manifestation littéraire la plus excitante du moment, loin des séances de signatures déprimantes du Salon du livre de Paris (qui ouvre ses portes du 18 au 21). Parce qu’il a bien fallu trouver une appellation, celle-ci s’intitule « Nouvelles Cartographies poétiques » . Si le titre n’avait déjà été pris, elle aurait pu s’appeler plus simplement : « Poésies vivantes ».
Pour plusieurs raisons : parce que cette manifestation abolit les frontières entre la poésie et les autres genres, arts plastiques, actions de rue, vidéo, musique, propositions théoriques, expositions photographiques ; parce qu’elle suscite la rencontre entre vieux briscards de la poésie action (Julien Blaine, Serge Pey), performeurs plasticiens (Anne-James Chaton, Fabienne Létang), auteurs à découvrir (Jean Gilbert, Véronique Pittolo, Patrick Bouvet…), écrivains reconnus (Chloé Delaume, Manuel Joseph, Jacques-Henri Michot, Charles