Mômes à rude école

Objet de multiples études, la violence en milieu scolaire est un sujet politique à manipuler avec précaution. Illustration avec le récent rapport de l’Unicef.

Ingrid Merckx  • 7 avril 2011 abonné·es
Mômes à rude école
© Photo : AFP / Fife

Tout le monde sait que les cours et les couloirs, les classes et les réfectoires sont des lieux de violences. Et que l’Éducation nationale est un système qui peut écraser et exclure. Les études, programmes et plans se succèdent, plus ou moins alarmants, avec une accélération depuis les années 1990. De toute évidence, la violence à l’école est devenue un sujet politique. Dernier événement en date : l’enquête publiée le 29 mars par l’Observatoire international de la violence à l’école.

Réalisée pour l’Unicef par Éric Debarbieux, chercheur et directeur de cet observatoire, et Georges Fotinos, membre de l’ONG, cette enquête se présente comme « exception­nelle »  : « C’est en effet la première fois que la question de la violence scolaire est explorée à cette échelle dans les écoles primaires françaises, du point de vue des enfants » , annoncent les auteurs. Près de 13 000 écoliers de CE2, CM1 et CM2, « de toutes régions et territoires » , ont d’abord répondu à onze questions « sur le climat scolaire et particulièrement sur la qualité des inter­relations entre élèves, entre élèves et adultes, ainsi que sur le sentiment de sécurité ressenti » . Cela afin de construire un « Indice de climat scolaire ». Puis les « victimations » ont

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Société
Temps de lecture : 7 minutes

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