DSK, l’image d’un naufrage

Denis Sieffert  • 19 mai 2011 abonné·es

Ce n’est un mystère pour personne : Dominique Strauss-Kahn ne risquait pas d’être notre candidat. Il incarne tout ce que nous détestons dans la dérive du Parti socialiste. Par son affichage, c’est lui qui symbolise le mieux le divorce social entre une certaine gauche et nos concitoyens. Sa nomination à la tête du FMI, sur proposition de Nicolas Sarkozy, a achevé de l’éloigner de l’idée que l’on peut se faire d’un responsable socialiste. Et pourtant, en dépit de toutes ces préventions, son arrestation, dimanche à New York, prend à nos yeux aussi une dimension dramatique. C’est l’image même du naufrage. Ce n’est pas tant son sort que la position de voyeur que l’on nous impose qui provoque le malaise. Ce personnage à qui tout semblait réussir, économiste brillant, adoré des élites financières, vautré dans le luxe, côtoyant les grands de ce monde, ignorant les fuseaux horaires,

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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