« La tradition est un progrès qui a réussi »

Mathieu Coste, qui produit un vin AOC dans la Nièvre, nous livre son expérience de jeune vigneron en bio et montre qu’il est possible de vivre « normalement » en travaillant sans produits chimiques.

Claude-Marie Vadrot  • 2 juin 2011 abonné·es

Parce qu’il voulait « faire son vin et que le bio permet de respecter la nature sans avoir recours à la chimie » , Mathieu Coste s’est installé depuis trois ans à Saint-Père, sur un vignoble de 5,5 hectares du nord de la Nièvre. Décision et conviction étayées par une maîtrise sur les végétaux et un DEA d’œnologie, complétés par quelques années d’enseignement et de vinificateur en Bourgogne dans les chais d’un grand cru. Mais, surtout, le petit domaine qu’il a repris est conduit en bio depuis 1982. Donc pas de période de reconversion, et l’aide et le savoir précieux de l’ancien propriétaire devenu son salarié avant de prendre sa retraite d’agriculteur l’année

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Écologie
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

Indonésie : à Bangka, l’extraction de l’étain, noir tribut payé à nos écrans
Reportage 25 juin 2026 abonné·es

Indonésie : à Bangka, l’extraction de l’étain, noir tribut payé à nos écrans

Dans l’archipel indonésien, des travailleurs extraient l’étain dans des conditions extrêmement dangereuses. Indispensable à la fabrication des smartphones et des ordinateurs, le précieux métal s’arrache au prix de vies humaines et d’un désastre écologique.
Par Pierre Terraz et Paul Boyer
« Une improvisation la plus totale » : à Tours, la jeunesse face à l’impréparation climatique
Reportage 22 juin 2026

« Une improvisation la plus totale » : à Tours, la jeunesse face à l’impréparation climatique

Face à la multiplication et l’allongement de ces pics de chaleur, le retard pris dans l’adaptation aux phénomènes climatiques extrêmes est criant. Pour les plus jeunes, pourtant vulnérables, la vie est ralentie mais ne peut pas s’arrêter.
Par Martin Eteve
Magali Reghezza-Zitt : « L’inaction climatique revient à faire du tri entre les individus »
Entretien 22 juin 2026 abonné·es

Magali Reghezza-Zitt : « L’inaction climatique revient à faire du tri entre les individus »

La géographe montre dans son livre Bienvenue en 2055 qu’un monde neutre en carbone n’est pas une utopie et serait bénéfique à notre vie quotidienne. Toujours en s’appuyant sur des faits scientifiques et en pointant subtilement les défaillances des politiques publiques.
Par Vanina Delmas
« Refuser de se positionner publiquement, c’est se ranger du côté des pires destructeurs du vivant »
Luttes environnementales 29 mai 2026

« Refuser de se positionner publiquement, c’est se ranger du côté des pires destructeurs du vivant »

La militante écologiste Lucie Pinson, fondatrice de l’ONG Reclaim Finance et Prix Goldman pour l’environnement en 2020, lutte auprès des milieux financiers pour les forcer à abandonner les investissements polluants. Pour elle, « il n’y a pas de fatalité, on décide aujourd’hui du monde de demain ».
Par Martin Eteve