« L’Art français de la guerre », d’Alexis Jenni : Le temps infini des colonies
Prix Goncourt 2011, le premier roman d’Alexis Jenni retrace vingt ans de guerre, de 1942 à 1962, pour en discerner les séquelles dans la société française d’aujourd’hui.
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Dans l’Art français de la guerre, premier roman d’Alexis Jenni, le narrateur se livre, sur quelques paragraphes, à la critique de deux films : les Visiteurs du soir, tourné en 1942, et le Vieux Fusil, réalisé trois décennies plus tard, mais dont l’action se déroule à la même période. C’est peu de dire qu’il ne les tient pas en haute estime, surtout le second, piètre production à succès de Robert Enrico. Mais ce qui frappe plus encore, c’est la manière dont le narrateur développe une argumentation critique pour mettre au jour le point de vue de ces deux films, en l’occurrence sur la période de l’Occupation.
Il serait dommage de ne pas tenter de faire de même avec l’Art français de la guerre. Un compte rendu paresseux ou prudent se contenterait d’en saluer les qualités d’écriture et la performance que représente ce roman -- qui plus est, on l’a
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