le business de la peur

New York est devenu un laboratoire de l’antiterrorisme, et les compagnies de sécurité privées pullulent dans toute l’Amérique. Un secteur florissant qui menace les libertés civiques.

Alexis Buisson  • 8 septembre 2011 abonné·es

Le quartier de Park Row aurait pu faire l’objet d’un roman de George Orwell. À quelques rues de Ground Zero, ce microquartier coincé entre Chinatown et le pont de Brooklyn, dans le sud de Manhattan, est encadré par une série de check-points. Caméras visibles à chaque coin de rue et dans l’entrée des bâtiments. Les axes de circulation sont jalonnés de blocs de béton, de plots orange et de signes « stop ». Les deux mille habitants du quartier sont enregistrés auprès de la police et ne peuvent entrer avec leur voiture que sur présentation d’une pièce d’identité.


Si Park Row vit derrière les barrières, c’est parce que le quartier général du NYPD, la police new-yorkaise, se trouve en plein milieu, dans un grand bloc de briques rouges dont l’allure austère renforce le caractère orwellien. Ces mesures de sécurité existaient déjà avant le 11 Septembre mais elles ont été renforcées : nouveaux check-points ajoutés, circulation des

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Publié dans le dossier
11 septembre, le business de la peur
Temps de lecture : 9 minutes