À contre-courant / Un accord pour que rien ne change

Jean-Marie Harribey  • 4 novembre 2011 abonné·es

Obligés de parer au plus pressé devant la crise, les gouvernements des pays membres de la zone euro, la BCE et le FMI ont concocté depuis l’an dernier plusieurs plans de sauvetage de la Grèce, mais assortis d’une austérité qui a aggravé la récession (-4,5 % de PIB en 2011). Plus la dette grecque grossit (120 % du PIB en mai 2010, 160 % aujourd’hui), plus la capacité de l’État à l’honorer s’affaiblit. Les taux d’intérêt exigés s’envolent alors, aggravant le problème, qui lui-même fait grimper le cours des

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Économie
Temps de lecture : 3 minutes