Liberté pour Salah Hamouri

Après presque 7 ans de prison pour « délit d’intention terroriste », le Franco-Palestinien devrait être libéré dimanche avec 550 détenus palestiniens, dans le cadre de la seconde vague de l’accord entre Israël et le Hamas.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Détenu par Israël depuis le 13 mars 2005, Salah Hamouri fera partie de la seconde vague de prisonniers politiques libérés par le gouvernement israélien. Suite à un accord conclu avec le Hamas, Israël avait procédé à un premier échange, le 18 octobre 2011, pour obtenir la libération du soldat israélien « Gilat Shalit » contre 477 détenus palestiniens. Le nom de Salah Hamouri est apparu sur une liste de 550 prisonniers libérables dimanche, ou lundi, communiqué par Israël mercredi 14 décembre.

« On   a eu un coup de fil de Paris, on nous a dit voilà il est sur la liste, a déclaré Denise Hamouri, la mère du jeune homme.  On est un peu dans l’euphorie […]. Ces trois jours vont peut-être être plus longs que tous les moments qu’on a passés […]. Le plus important, c’est qu’il rentre à Jérusalem, à la maison » .

« Délit d’intention terroriste »

Le jeune Franco-Palestinien de 26 ans a été condamné en 2008 à 7 ans de prison par un tribunal militaire pour son appartenance au  Front populaire de libération de la Palestine  (FPLP) ainsi que pour un « délit d’intention terroriste ». Sa libération, qui aurait dû être effective le 28 novembre 2011, avait été arbitrairement repoussée au mois de mars 2012. Mais, il y a quelques jours, le grand rabbin Ovadia Yossef, cible de l’assassinat prétendument envisagé par Salah Hamouri et le FPLP, et leader du parti Shass, dont l’avis dicte celui du Premier ministre Benyamin Netanyahou, a fini par accepter cette délivrance. Le gouvernement israélien a alors répondu favorablement à la demande - timide mais bienvenue - de Nicolas Sarkozy de faire figurer le jeune homme dans la liste des prochaines libérations.

La mobilisation acharnée du Comité national de soutien à Salah Hamouri notamment - qui rassemble des personnalités aussi diverses que Jean-Claude Lefort (coordinateur national), Stéphane Hessel (co-président), Marie-Georges Buffet, Noël Mamère, Jean-Louis Bianco, Jack Lang, Olivier Besancenot, Edgard Morin ou même François Cluzet – a donc porté ses fruits. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, salue également  « le courage et l’action permanente des parents, ami-e-s et proches de Salah qui n’ont cessé d’agir pour sa libération ainsi que les organisations et associations qui se sont mobilisées pour cette cause juste. Après l’entrée de la Palestine à l’UNESCO, l’annonce de la libération de Salah Hamouri est la deuxième très bonne nouvelle de la semaine » .

Le Mouvement des Jeunes Communistes de France s’est également réjoui de cette libération prochaine. Selon le secrétaire général Pierric Annoot,  « la libération de Salah constitue un formidable point d’appui pour continuer la lutte pour la libération de tous les prisonniers politiques et pour la Palestine » . Il appelle à un rassemblement dimanche à 15h00 au Trocadéro pour fêter la libération de Salah Hamouri.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents